Quelques années après avoir tenté sans succès de se diversifier en proposant des parfums, BIC lance une nouvelle ligne de produits : le téléphone mobile “BIC phone“.
Pour se faire, il s’associe à Orange qui s’appuie sur son offre “mobicarte”.
Les caractéristiques de l’offre sont :
Prêt à l’emploi immédiatement : batterie chargée, carte SIM insérée, 60 minutes de communication offertes valables 2 mois (il faut tout de même s’identifier auprès d’Orange)
Pas d’engagement : Rechargeable avec mobicarte Orange
Fonctions basiques : émettre et recevoir des appels et des SMS
Numéro de téléphone inclus : valable 12 mois minimum à compter de l’activation
Prix léger : 49 € TTC (indicatif)
Le pack BIC phone sera vendu en libre service, dans les grandes surfaces et les commerces de proximité (bureaux de tabac, marchands de journaux, gares et aéroports…)
Une offre pour quels besoins ?
Bic se positionne sur un marché de niche qui correspond à des besoins secondaires ou alternatifs :
- mobile de dépannage
- disposer d’une seconde ligne pour vendre son appartement ou sa voiture
- premier mobile pour les enfants
- mobile pour des activités particulières (sports) ou à risque (travaux, vols)
- quand on n’a plus de batterie dans son propre mobile !!
Quel intérêt pour BIC et Orange ?
BIC :
La prise de risque est limitée pour BIC compte tenu de l’association avec Orange et que le mobile est fabriqué par TCL qui commercialise les mobiles sous la marque Alcatel.
BIC utilise sa capacité de commercialiser un produit en s’appuyant sur la maîtrise d’un réseau de distribution important.
Maintenant, on peut se poser la question de la marge restante à Bic après la fabrication, les minutes Orange (environ 20€ TTC en prix public), la marge pour les distributeurs.
On peut imaginer qu’Orange rémunère BIC pour l’ouverture de ligne à hauteur d’une dizaine d’euros.
Pour réussir son pari, BIC devra donc faire du volume…
Orange :
Pour Orange, le partenariat semble très intéressant. Ils commercialisent une offre, qu’ils n’on pas eu besoin de construire car il s’agit de mobicarte, via un réseau de distribution qu’il n’a pas à gérer.
De plus, Orange va sans doute essayer à terme, transformer ces clients sans engagement en clients “forfaits”.
Au final, Orange n’a rien à perdre et au contraire à de réelles chances de recruter des clients à moindre coûts.
Le Bic mobile sera-t-il un vrai téléphone ou un portable de secours ?